_______F R A N C O P H O N I E_____
Sommaire
La
francophonie aux yeux des Français.
Les connaissances de lycéens polonais sur la culture et la
civilisation franco-phone
La
francophonie dans les manuels de fle.
Une région francophone : le Québec
Au royaume des neiges d’antan.
……………………………..……………GÉOGRAPHIE……………………...…………………
LE FRANÇAIS DANS LE MONDE M. Mrozowska et I.Jeżółowska
Le monde francophone
Aujourd’hui le mot « francophonie » a quatre
sens. L’un d’eux est un sens géographique : l’ensemble des peuples et des
hommes dont la langue maternelle, officielle, courante, administrative est le
français.
Le français fait partie des quelques langues parlées aux
quatre coins de la planète. Il se situe au 9e rang des langues les
plus utilisées. On compte aujourd'hui un peu plus de 169 millions de
francophones à travers le monde, soit 3,2 % de la population mondiale.
L'Europe regroupe 44 % de la population francophone, l'Amérique
7,6 %, et l'Afrique 46,3 %, l'Asie 1,8% et l'Océanie 0,3%.
En Europe, la France mise à part, les francophones se
trouvent essentiellement en Belgique (45% de la population), en Suisse ( 20% de
la population) et au Luxembourg. Il reste aussi en Italie, quelques vallées (
Aoste) qui sont francophones. Au niveau de l'Union Européenne, à laquelle il
faut ajouter la Suisse, le français est la deuxième langue maternelle ou
seconde la plus parlée avec 71 millions de locuteurs, derrière l'allemand
(90 millions), mais devant l'anglais (61 millions).
En Amérique du
nord, c'est au Canada que vit la plus forte minorité de population francophone,
soit 9,6 millions de locuteurs sur 27,3 millions d'habitants en 2001. Très
concentrés géographiquement, ceux-là représentent 82 % des habitants du
Québec (7 millions), et plus de 30 % de ceux du Nouveau-Brunswick.
Sur le reste du continent américain, départements d’outre mer français (Guadeloupe,
Martinique, Guyane) exceptés, les communautés francophones sont présentes en
Louisiane (290 000 en 2001) et en Haïti, où 23 % des
7,4 millions d’habitants parlent le
français.
L’Afrique subsaharienne compte à elle seule presque
39,5 millions de francophones (estimations pour l'année 2001), dont
34 % en
Afrique
équatoriale de l'ouest, 29 % en Afrique tropicale, 25 % en Afrique
équatoriale de l'est, et enfin 14 % en Afrique saharienne. Dans l’océan
Indien le taux global de francophones est de 23 %, pour une population
totale de 18,4 millions de personnes.
Avec
plus de 33,4 millions de francophones au Maghreb (64 % des Tunisiens,
57 % des Algériens et 41,5 % des Marocains), la Francophonie y est
très présente. Au Moyen-Orient, le Liban demeure le pivot de la Francophonie,
avec environ 1 500 000 locuteurs. Enfin, en Asie, c'est dans la péninsule
indochinoise que les francophones sont les plus nombreux (surtout au Vietnam
avec 375 000 locuteurs).
A
côté de la Métropole, la France possède encore des terres d’outre mer où la
langue française est la langue officielle et maternelle: DOM (4 départements
d’outre-mer)-la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion et la Guyane, TOM (3
territoires d’outre-mer)- Nouvelle Calédonie, Polynésie Française,
Walli-et-Futuna et 2 collectivités territoriales-
Saint-Pierre-et-Miquelon,Mayotte.
L'Organisation internationale de la Francophonie regroupe 56 Etats et gouver-
la paix, du dialogue des cultures et du développement. le partage de la langue française, souhaitent, par des actions de coopération multilatérale, utiliser ces liens au service de nements ayant le français en partage. Ces gouvernements, unis par les liens que crée
deux ans, depuis 1986, les chefs d'Etat ou de gouvernement des pays membres de l'Organisation Internationale de la Francopho-nie. Instance suprême de la Francophonie, le Sommet définit les grandes orientations politiques de la Francophonie et confirme les grandes lignes de la coopération pour les années à venir de manière à assurer son rayonnement dans le monde et à en satisfaire les objectifs. Le Sommet est présidé par le chef d'Etat ou de gouvernement du pays hôte du Sommet jusqu'au sommet suivant. Il élit
Le Sommet des Chefs d’États : Les chefs d'Etat et de gouvernement se réunissent tous les deux ans en sommet. Cette conférence, ayant le français en partage, appelée «Sommet», rassemble, tous les deux, tous les 4 ans, le Secrétaire général de la Francophonie.
La Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) se réunit entre les Sommets afin d'assurer la continuité politique. Les membres des Sommets y sont représentés par leur ministre des Affaires étrangères ou le ministre chargé de la Francophonie.
Cette Conférence a pour mission de veiller à l'exécution des décisions arrêtées lors d'un Sommet et de préparer le Sommet suivant. En outre, elle recommande au Sommet l'admission de nouveaux membres et de nouveaux membres associés.
L'Organisation
internationale de la Francophonie s'appuie également sur les travaux et les recommandations
de deux Conférences ministérielles permanentes : la Conférence des ministres
francophones de l'Education (CONFEMEN) et la Conférence des ministres
francophones de la Jeunesse et des Sports des pays (CONFEJES) et des Conférences
ministérielles sectorielles.
Le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) est l'instance chargée de
la préparation et
du suivi du Sommet.Il est présidé par le Secrétaire général et composé des
représentants personnels dûment accrédités par les chefs d'Etat ou de
gouvernement membres des Sommets.
Le Conseil permanent a notamment pour mission de veiller à l'exécution des
décisions prises par la Conférence ministérielle, d'examiner et d'approuver les
projets, de procéder aux évaluations des programmes des opérateurs ; d'exercer
un rôle d'animateur, de coordonnateur et d'arbitre, tant en ce qui concerne le
volet politique et économique que le volet de coopération. Il dispose de trois
commissions : politique, économique et de coopération.
Le Secrétaire général : la création de ce poste donne à l'édifice
institutionnel sa pleine dimension politique, conformément aux objectifs
énoncés dans la Charte de la Francophonie : ”l'instauration et le
dévelop-pement de la démocratie, la prévention des conflits et le soutien à l'Etat
de droit et aux droits de l'Homme, l'intensification du dialogue des cultures
et des civilisations, le rapprochement des Peuples par leur connaissance
mutuelle, le renforcement de leur solidarité par des actions de coopération
multilatérale, en vue de favoriser l'essor des économies” (article 1 de la
Charte de la Francophonie).
Le Secrétaire général est aussi ”le
porte-parole politique et le représentant officiel de la Francophonie au niveau
international. En cas d'urgence, le Secrétaire général saisit le Conseil
permanent et, compte tenu de la gravité des événements, le président de la
Conférence ministérielle, des situations de crise ou de conflit dans lesquelles
des membres peuvent être ou sont impliqués. Il propose des mesures spécifiques
pour leur prévention, éventuellement en collaboration avec d'autres
organisations internationales.
Les instances de la Francophonie
donnent au Secrétaire général des délégations générales de pouvoirs qui
découlent de son statut et qui sont liées aux exigences de sa fonction. Le
Secrétaire général décide notamment de l'envoi de missions explora-toires. Il
propose au Conseil Permanent de la Francophonie l'envoi de missions
d'obser-vation d'élections. Il en rend compte. (Article7)
Les acteurs de l'OIF sont appelés "opérateurs", ils mettent en œuvre les décisions prises par le Sommet en fonction de leurs domaines de compétences.
L'Agence intergouvernementale de la Francophonie, opérateur principal de l'Organisation internationale de la Francophonie, a été créée par la convention de Niamey (Niger) le 20 mars 1970 sous l'impulsion de trois chefs d'État africains : Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Habib Bourguiba de Tunisie et Hamani Diori du Niger.
Ursula Osińska et Małgorzata Zieja
……………………………………..PETITS SONDAGES…………………………………...
LA FRANCOPHONIE AUX YEUX DES FRANÇAIS
A l’occasion de la semaine de la Francophonie, nous avons essayé de
connaître l’avis de nos amis français sur les autres nations francophones. Pour
réaliser ce projet nous avons préparé une enquête concernant leurs
connaissances générales sur ce sujet et leur expérience personnelle dans les
relations avec les autres francophones.
Même si cette idée nous a paru intéressante, nous avons rencontré quelques obstacles pour la réaliser, puisqu’il nous a été difficile de trouver des personnes voulant répondre à nos questions. Sur 20 enquêtes envoyées nous avons reçu 5 réponses, ce qui n’est pas suffisant pour tirer des conclusions générales. Malgré tout nous avons décidé de vous présenter ces opinions parti-culières.
Notre public se compose de jeunes personnes de 16 à 25 ans. Il s’agit d’ étudiants et de deux professeurs. Ils habitent différentes régions : Champa-gne-Ardenne, Ile-de-France et Centre.
La première partie de l’enquête portait sur la position du français dans le monde. Selon nos amis le français occupe la 5ème place parmi les langues parlées dans le monde, à peine deux personnes ont indiqué la 3ème et la 10ème place. Ils étaient trop opti-mistes.
Ils étaient quand même d’accord pour dire que le continent où le français n’est pas une langue officielle est l’Asie. Par conséquent tout le monde a oublié que le Viêt-Nam est un pays ou le français est langue officielle. En ce qui concerne les autres pays tels que le Canada, le Tchad, Haïti, le Maroc, le Burkina Faso, la Belgique et la Roumanie, ils se sont mis d’accord seulement dans le cas du Canada. Ce qui nous a étonnées c’est qu’une personne ne savait pas que le français a le statut de langue officielle en Belgique, voisine de la France. Deux personnes se sont trompées pour le Maroc où le français est une langue d’enseignement privi-légiée et non pas une langue officielle. Cette conviction résulte peut-être du fait que le Maroc est resté une colonie française jusqu’en 1956 et beaucoup de Marocains fran-cophones sont présents dans L’Hexagone.
Il nous intéressait éga-lement de savoir si les Français connaissent les Territoires d’Outre Mer. En effet seulement une personne a su énumérer tous les 4 T.O.M. Les autres ont confondu les T.O.M. avec les D.O.M. en citant la Guadeloupe et la Guyane. Il était aussi intére-ssant de voir que 4 réponses sur 5 ont indiqué Saint-Pierre-et-Miquelon, qui n’a plus le statut de T.O.M., mais celui d’une collectivité territoriale.
La deuxième partie concernait les relations person-nelles avec les Francophones non-Français. Tous, sauf une personne, ont de tels amis, surtout de la Belgique (peut-être parce que trois personnes sur cinq proviennent de la région Champagne-Ardennes qui touche la frontière franco-belge), mais aussi du Canada, de la Suisse et du Maroc. Ce qui peut témoigner que les Français sont plutôt ouverts aux autres locuteurs de leur langue.
Il nous intéressait de savoir si les Français voyagent dans les autres pays francophones et comment ils s’y sentent ac-cueillis. Quatre personnes sur cinq ont effectué un tel voyage et ils ont apprécié une attitude favorable des autochtones envers eux. Le pays de leur destination était le plus souvent la Belgique et la Suisse, et une personne a eu aussi l’occasion de visiter le Québec. Pendant ces voyages ils ont pu observer les coutumes caractéristiques de ces nations : ce qu’ils trouvent le plus intéressant c’est le fait qu’on laisse les portes des maisons ouvertes au Québec et qu’en Belgique le rôle du père Noël est confié à St Nicolas.
Nous avons demandé en-suite quelles sont les différen-ces les plus visibles entre le français parlé dans l’Hexagone et ses autres versions. Ils étaient tous d’accord pour dire que les différences phoniques sont les plus importantes, mais ils ont aussi donné des exemples de certaines curio-sités lexicales comme un « char » pour dire une voiture au Québec, ou « S’il te plaît » pour dire je t’en prie en Belgique.
Selon eux les français les plus proches de celui de France sont celui de Belgique suivi par ceux de Suisse et du Canada.
Par ailleurs nos correspon-dants trouvent que l’existence de plusieurs versions du français ne menace pas la langue parlée dans la Métro-pole, tout au contraire cela l’enrichit et la rend plus vivante.
Le problème de l’immigra-tion est une des priorités de la politique actuelle de la France. En ce qui concerne les habitants des D.O.M.-T.O.M., qui sont citoyens fran-çais et ont droit de venir en France continentale pour étudier et travailler, nous voulions savoir si ces personnes sont discriminées ; ici les réponses étaient négatives. Pour le prouver on nous a cité les exemples d’ organisations qui facilitent l’insertion des nou-veaux venus dans la vie sociale, ainsi que leur emploi dans l’administration publique. Une personne nous a écrit que les hommes et les femmes, originaires des D.O.M.-T.O.M. sont également présents sur la scène politique française.
Par contre l’immigration constitue un point épineux surtout en ce qui concerne les Maghrébins. Pendant sa récen-te visite en Algérie, Jacques Chirac a promis des facilités dans l’obtention des visas pour les habitants de cette ancienne colonie française. Certains Français craignent que cette promesse entraîne un flux incontrôlable des immigrés. Ce fait nous a poussé à demander l’avis sur ce sujet à nos locuteurs. Nous étions bien étonnées de voir que 4 personnes sur 5 y ont été favorables, donnant comme explication une meilleure intégration et le partage de la culture et de la langue. En dépit de cette proximité culturelle et linguistique, quant à eux, ils préféreraient im-migrer en Italie ou au Québec.
Pour terminer nous voudrions vous faire sourire en citant quelques blagues racontées en France sur les autres francophones, parmi lesquelles les plus fameuses sont celles sur les Belges : Qu’est-ce qui est plus bête qu’un Belge ? – Deux Belge.
Maria Habas
Anna Wierzbowska
LES CONNAISSANCES DE LYCÉENS POLONAIS SUR LA CULTURE ET LA CIVILISATION FRANCOPHONE
Nous voudrions présen-ter les
connaissances d’adole-scents polonais sur la culture et la civilisation
francophone.
Nous
avons mené cette enquête le 26 mars 2003 au lycée Zeromski, rue Platy-nowa. Ces
élèves apprennent le français depuis quatre ans et ont 6 heures par semaine. Ce
jour-là quatorze élèves ont participé à notre enquête, seulement des filles
entre 17 et 18 ans. Nous avons réalisé la même enquête à ZSZ Daewoo-FSO, rue Jagiel-lońska.
Cette fois tous les participants étaient des garçons âgés de 19 ou 20 ans, dont
aucun n’apprend le français.
Dans notre première question les
élèves ont dû donner leur propre définition de la francophonie. Ils nous ont
surpris par le nombre de réponses très différentes mais nous devons constater
que la majorité a bien répondu à cette question. La réponse la plus fréquente
était que la franco-phonie ce sont les pays dont la langue officielle est le
français ou dont la majorité des habitants se servent de cette langue comme
langue de communication courante. Au lycée trois participants ont remarqué que
la France est exclue de ces pays. Quatre élèves ont répondu que ce sont les
pays où le français est la langue nationale. Un élève a dit que la francophonie
c'est une langue qui vient du français et qui en est différente. Trois élèves
ont dit que c'est l'utilisation de la langue française dans la vie quotidienne.
Trois participants ont ajouté que ces pays sont les anciennes colonies
françaises. Un élève a constaté que la francophonie c'est tout ce que crée la
culture française (y compris le vocabulaire).
Dans la deuxième question nous avons
mis quelques pays qui font partie de la francophonie et quelques autres qui
n’en font pas. Les élèves devaient souligner ceux qui appartiennent à la
francophonie. Par exemple au lycée, 5 personnes ont indiqué le Liban comme pays appartenant à la
francophonie ; 10 élèves ont répondu que l’Algérie fait partie de la francophonie ; 10
personnes l’ont dit pour le
Luxembourg ; seulement un élève a constaté que l’Égypte est un pays
francophone. Le Gabon a reçu un bon score : la moitié des
questionnés ont dit oui en ce qui concerne sa participation dans les pays nommé
francophones. Tandis
qu’à Daewoo, 8 élèves ont souligné le Liban, 18 l'Agérie, 18 le Luxembourg, 1
l'Egypte, 20- le Gabon, 1. Après cette question nous avons laissé les élèves
mentionner les autres pays qu’ils peuvent nommer francophones. La réponse la
plus fréquente chez les lycéenne était le Canada. Ce pays a été cité par 11
élèves. En deuxième position se trouvait la Belgique. Deux élève. Les
garçons ont indiqué d’abord Monaco et la
Guyane française.
Dans la quatrième question nous avons demandé aux élèves de dire pourquoi nous donnons le nom de pays francophones à ces pays. Tous ont indiqué la langue comme raison. 12 personnes ont assimilé les pays francophone aux anciennes colonies françaises. La tradition a également été invoquée. Certains ont aussi répondu que c’est à cause des minorités nationales qui vivent dans ces pays.
Quant aux personnages importants pour la culture et la civilisation francophone, les apprenants connaissent le plus souvent les noms des stars francophones connus dans le monde entier, comme les artistes Garou, Céline Dion, Gérard Depardieu, Catherine Deneuve et Louis De Funes. En second lieu, ils citent les hommes politiques comme Jacques Chirac ou Charles de Gaulle, et les écrivains : Voltaire et Montaigne.
Ensuite nous avons demandé aux lycéennes de donner 3 expressions liées à la francophonie. Les réponses étaient très différenciées. Plusieurs personnes ont donné des expressions liées à la langue comme le bilinguisme, la langue française, les sons. Ensuite celles associées à la culture, comme la culture française, le mélange des cultures. Puis les lieux où on parle français, et des personnes parlant français.
En ce qui concerne «les choses» liées à la France ils indiquent les monuments, les villes et les lieux célèbres : la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, le Louvre, etc. S'il s'agit des villes ils nomment Paris, Cannes. Par ailleurs les élèves lient la France à ses symboles : le coq, l'hexagone, la statue de Marianne ; sans oublier le fromage, les grenouilles, les escargots, les bérets, le vin, la mode, Renault.
En revanche les garçons avaient des difficultés avec les personnes importantes pour la culture francophone. Ils donnaient le plus souvent les noms de personnages historiques comme Napoléon, Pépin le Bref ou Charlemagne, de politiciens comme Chirac, ou encore les noms des joueurs de l'équipe de football français. D'autres apprenants connais-sent la cuisine typique, les lieux et les villes célèbres, les acteurs et les chanteurs français, les voitures, le TGV. Certains ajoutent encore les femmes, les amants, l'amour et le sexe.
Enfin, même s'ils n'appren-nent pas le français à l'école, ils connaissent quelques mots et ils les donnent comme expressions qu'ils unissent à la francophonie : merci, Mada-me, bonjour, gitan, voilà (parfois écrit włala).
Finalement on constate que ceux qui apprennent le français à l'école connaissent mieux la France et la francophonie que ceux qui ne l'apprennent pas. Leurs réponses sont plus réfléchies et plus développées. Puisque les manuels pour l'enseignement du français contiennent en général des documents concernant la francophonie, les apprenants peuvent approfondir leur connaissance sur les usagers de cette langue dans le monde. Pourtant les jeunes qui n'ont pas le français à l'école se débrouillent et ne sont pas totalement à côté du sujet. D'abord, ils regardent la France par le prisme des opinions stéréotypées qui circulent dans notre société. Ensuite, vu que le niveau de vie des Polonais s'améliore, de plus en plus de jeunes voyagent à l’étranger, c'est pourquoi ils peuvent connaître la culture francophone. En plus ils la découvrent grâce au média. Enfin, les élèves usent de leur connaissance de la géographie et de l'histoire, pour affronter la question de la francophonie et on peut dire qu'ils ont réussi.
Karwicka Joanna
Laszczka Marta
Pour préciser la signification de ce mot j’ai décidé d’utiliser le dictionnaire de la langue française. Voilà ce que j’ai trouvé : sous l’entrée français, e est caché le mot que je voudrais définir : FRANCOPHONIE n.f.(1962), Collectivité constituée par les peuples parlant le français : La Wallonie appartient à la francophonie. Mais cette explication ne donne qu’une image très générale (je dirais même trop) pour pouvoir englober un phénomène aussi riche et divers. Le dictionnaire ne nous offre qu’une définition imprécise. Heureusement ce n’est qu’en dernier recours que les apprenants de FLE puisent dans cette source.
C’est souvent à travers le manuel qu’ils regardent l’univers de la nouvelle langue, y compris de sa civilisation et de sa culture.
Pour voir comment on y aborde réellement la francophonie j’ai choisi d’analyser quelques exemples de méthodes différentes du point de vue du niveau d’apprentissage et de l’âge des apprenants.
En ce qui concerne les plus petits, avec Trampoline 1, ils entrent dans le monde nouveau pour eux de la langue française avec toute une quantité d’informations sur la France elle-même. À côté des généralités concernant la géographie, les villes, les monuments de Paris on y trouve des activités portant sur les habitudes et les traditions françaises. Nous trouvons aussi quelques poèmes et des chansons traditionnelles. Pourtant il n’y a aucune donnée sur les autres pays francophones. Par contre Bravo 1 destiné aussi au débutants mais plus âgés (collège) présente à côté des éléments français toute une page consacrée à la francophonie. Les pays francophones y sont énumérés, il y a des exemples de la culture francophone comme le personnage de bande dessinée belge Tintin. Il faut également ajouter que la France est montrée ici d’une façon plus complète, dans « Bravo » on parle des DOM et des TOM. Mais tout cela se trouve à la fin du livre comme documents supplémentaires exclus de la progression et donc envisagés comme accessoires.
Passons aux livres proposés pour les élèves de niveau intermédiaire. Libre Échange (Hatier/Didier) semble être un livre intéressant pour le domaine qui nous concerne. Dans la section « civilisation » sont exposés trois exemples de pays francophones : La Belgique, le Canada – avec une insistance sur le Québec – et la Suisse. Par exemple la Belgique y est présentée comme la résidence des organisations nationales comme l’OTAN, la CEE. C’est aussi le pays natal du chanteur Jacques Brel, des peintres, de l’écrivain Georges Simenon qui est le père du commissaire Maigret. Ce qui nous intéresse le plus, étudiants du NKJF, c’est la patrie de Maurice Grevisse, grammairien, auteur du Bon usage.
Pour comparer j'ai examiné un autre manuel La clé des champs 2. Dans cette méthode il y a deux dossiers entièrement consacrés au problème de la francophonie : "Voyagez chez les francophones" et "Des plats francophones". Après avoir lu les documents qui se trouvent dans le premier dossier il est possible de définir le terme de la francophonie et de l'illustrer par les exemples de différents pays comme La Tunisie, Le Sénégal, Madagascar, La Belgique. Ces pays sont montrés du point de vue de la géographie car les informations concernent surtout la localisation, la superficie, la population. On y présente également quelques détails sur l’histoire, les langues parlées, la situation actuelle. Au chapitre de la cuisine il y a des recettes comme celles du « poulet mqualli aux citrons confits », ou du « ragoût aux fèves » accompagnées de grandes photos en couleur. On peut entendre un sondage où différentes personnes se prononcent sur la cuisine étrangère à savoir ici les fast-food américains. Certes cette lecture donne l’appé-tit.
À part des unités qui montrent la situation des pays où on parle français, dans La clé des champs j’ai rencontré pour la première fois les indications sur les langues régionales qui sont utilisées en France. On nous propose d’écouter les textes dans les langues dites minoritaires, de les associer avec les images des habitants et de dire dans quelle région on utilise tel ou tel dialecte. C’est assez important parce que même si nous avons cette certitude qu’il y a d’autres pays où on utilise le français, il est très rare que quelqu’un connaisse d’autres parlers du territoire français.
Irmina
Nockiewicz
……………..…UNE RÉGION FRANCOPHONE : LE QUÉBEC………………….
Envoyé par François 1er, roi de France, Jacques Cartier aborde
Gaspé en 1534 et prend possession d'un territoire habité depuis des millénaires
par les Amérindiens et les Inuits. Puis en 1608, Samuel de Champlain accoste
sur la rive Nord du fleuve Saint-Laurent, en un endroit que les Indiens
appellent Kébec. En 1642, Paul Chomedey de Maisonneuve fonde une petite mission
d'évangélisation qu'il baptise Ville-Marie et qui deviendra Montréal à la fin
du XVIIIe siècle.
L'expansion de la Nou-velle-France s'accélère
entre 1660 et 1713, à mesure que la France établit des colonies en Acadie et le
long des rives du Saint-Laurent. Au cours de la guerre franco-anglaise, les
armées de Wolfe assiègent Québec. La bataille des Plaines d’Abraham marque la défaite
des troupes de Montcalm, le 13 septembre 1759. Quatre ans plus tard, par le
traité de Paris, le roi de France cède à « Sa Majesté britannique, en
toute propriété, le Canada avec toutes ses dépendances ». Cette cession
entraîne vers le Nouveau Monde une importante immigration de colons anglais,
irlandais et écossais.
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En 1791, l'Acte constitu-tionnel du Canada établit
deux provinces : le Haut-Canada (l'Ontario), à majorité anglo-phone, et le
Bas-Canada (le Québec), à majorité franco-phone. De 1837 à 1838, la Rébellion
des Patriotes du Bas-Canada se solde par une cuisante défaite face à l'armée
anglaise. En 1867, la signature de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique
consacre la fédération des provinces du Canada, qui compte alors le Québec,
l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.
Jusqu'au début du XXe siècle, la vie économique québécoise est
étroitement liée à l'agriculture et à l'industrie forestière. Par la suite, le
processus d'urbanisation s'ac-célère et la croissance du secteur manufacturier
attire les ruraux vers les villes. À cette époque, le Québec continue
d'accueillir des immigrants, en majorité de souche europé-enne, qui fuient les
guerres et la misère.
Les années 60 marquent le début de la « révolution
tranquille » tandis que 10 ans plus tard, les débats autour de la question de
la prépon-dérance du français se cristal-lisent. En 1976, le Parti Québécois,
dirigé par René Lévesque, est porté au pouvoir. Quatre ans plus tard, la
population rejette, par voie de référendum, le projet de souveraineté-association
avec le gouvernement fédéral ; un projet similaire sera à nouveau rejeté en
1995.
Jouissant d'un niveau de vie élevé, le Québec
possède des richesses naturelles et énergétiques abondantes. Il se distingue
dans les secteurs du génie, du transport, des télécommunications, de
l'aéro-nautique et de l'aérospatiale, de la recherche et des soins médicaux, de
l'informatique et des biotechnologies. Il exporte environ 40 % de sa
production, principalement aux États-Unis. Le Québec d'aujourd'hui s'af-firme
comme un état moderne, résolument tourné vers l'ave-nir.
Situé au nord-est du continent américain, la plus
grande province du Canada occupe 1 667 926 km2. C'est trois fois la France,
sept fois le Royaume-Uni et cinquante fois la Belgique. Son territoire s'é-tend
des États-Unis jusqu'aux mers boréales, sur près de 2000 km, et de l'Ontario
jusqu'au Nouveau-Brunswick.
Échancré dans toute sa partie méridionale par le
majestueux fleuve Saint-Laurent, un des plus grands fleuves de la planète, le
Québec s'enrichit d'une in-croyable diversité de paysages, une plaine fluviale féconde, entre le
bouclier canadien au nord et les Appalaches au sud, de larges étendues de
forêts, de taïga et de toundra, qui se partagent plus d'un million de lacs et
des milliers de rivières, soit quelque 180 000 km2 d'eau douce.
Les plus hauts sommets du Québec sont les monts
D'Iberville (1622 m), situé dans la chaîne des Torngat à la limite du Labrador,
et Jacques-Cartier (1268 m), dans le massif des Chic-Chocs
en Gaspésie.
La langue que l’on parle est celle du milieu où on
l’apprend mais pour les Québécois les problèmes sont multiples. Ils sont six
millions de personnes au milieu de 250 millions d’anglophones !
Aujourd’hui les commun-ications audiovisuelles avec leurs publicités et leurs
slogans n’aident certainement pas les choses mais ces Québécois continuent
à tout faire pour préserver cette langue
née en France et élevée sur un autre continent.
Les premiers colons, en arrivant sur le territoire, ont emprunté aux Amérindiens des noms pour désigner des lieux : Natashquan, Temiscaminque, Metabetchouan, etc. Ils ont emprunté également quelques noms communs appartenant surtout à la faune : Wapiti (grand cerf), caribou (renne), pecan (martre) ouaouaron (grenouille géante) etc.
A cause d’un repli sur soi après la conquête et un manque de communication avec la France, la communication était interdite par les conquérants anglais, la langue ne se développera que très peu. On trouve donc au Québec des mots qu’on ne trouve plus en France si ce n’est dans le patois régional de certaines provinces françaises comme par exemple l’expression « barrer la porte » pour dire fermer la porte.
L’influence de l’anglais est un problème beaucoup plus sérieux au Québéc qu’en France car les langues s’imposent par la force, et l’anglais est la langue dominante de tout le continent américain. Non seulement il y a des anglicismes directs mais plus encore, il y des tournures, des structures et des traductions littérales. Les anglicismes directs sont en général des noms communs qui ne sont pas traduits : le vacancy ( chambre à louer), le muffler (le silencieux), les brakes ( les freins), etc. Etant donné que le français perd son vocabulaire propre , souvent clair et nuancé au profit des anglicismes, beaucoup de Québécois, intellectuels, professionnels et gens cultivés, sont inquiets et désapprouvent cette tendance.
Dès le début du XXe siècle, beaucoup d’habitants deviennent citadins. Après avoir vécus isolés dans leur campagne avec leur façon de parler, ces gens vont développer de nouvelles habitudes de langage adaptées à des conditions de vie différentes. La plupart de ces ruraux vont travailler dans des industries qui sont en majorité dirigées par des Anglo-saxons et le contact entre le français rural et l’anglais industriel se fait alors au quotidien. De ce contact va naître un parler populaire, qu’on appellera le joual (joual pour cheval), c’est-à-dire un français qui prendra des expressions et des tournures anglaises avec une prononciation relâchée.
C’est la langue de la classe urbaine qui ne possèdent qu’une scolarité très limitée. Cette langue suit les tendances naturelles vers la simplification. En phonologie on trouve beaucoup de réductions de surface (zajtmalawd pour « vous allez être malade ») et d’archaismes (nuitte, boutte). La syntaxe est semblable à celle du français familier en ce qu’elle évite toute complication syntaxique (« il a tombé » pour il est tombé) et retient certaines tournures archaiques (« c’est-y du correct ? »)Le vocabulaire est vague, plein de mots argotiques particuliers au Canada (se garrocher) ; de néologismes ( fumage pour l’action de fumer le tabac ; voygeur, voyagerie ) et surtout, ce qui le distingue des autres niveaux en sémantique, d’anglicismes et d’emprunts (checker le gaz, watcher la TV).
La plupart des francophones à l’extérieur du Québec parlent joual mais avec beaucoup de variantes régionales surtout en phonologie et en vocabulaire. Le joual parlé en Acadie (au Nouveau Brunswick surtout) s’appelle le chiaque ; il est encore plus marqué par l’influence de l’anglais. C’est surtout à Montréal que le phénomène du joual prend de l’ampleur.
Les intellectuels , les écrivains et les médias ne se servent pas de ce parler qui reste en marge du français standard. Pourtant quelques écrivains ont écrit des œuvres en joual, des romans et des pièces de théâtre, pour essayer de se rapprocher du peuple qui parlait cette langue imposée par les circonstances. Le poète Michel Garnou a même traduit les drames de Shakespear en joual.
Opposer le joual à la langue française, c’était, selon les écrivains, montrer que l’on n’avait pas peur de la décolonisation et que l’on devait parvenir à l’autonomie.
Cette mode du joual écrit n’a guère duré (de 1965 a 1973 environ) ; les écrivains se sont rendu compte que le joual n’avait aucun avenir. En effet, les Québécois ne se reconnaissaient pas dans cette forme écrite ; ils s’en servaient dans la forme orale et préféraient les téléromans que la télévision offre toutes les semaines. Le joual ne fait que répondre aux besoins de communication d’une couche de la société habituée à la tradition orale.
Les Québécois veulent garder le joual
qui constitue leur identité et leur héritage, l’écrivain québecois Claude
Jasmin paraphrasant Albert Camus
affirme : « Entre la langue de ma mère et le français standard, je
choisirai toujours la langue de ma mère… »
Jasmin constate que la plupart de leurs grands-pères, de leurs pères parlaient mal et ajoute que lui-même parlait souvent dans la langue de sa mère qui ne parlait pas très bien. Il dit : « cette langue maternelle, imparfaite, boiteuse est « ma » langue. Je n’en ai nulle honte. Ce patois, ce jargon, ce créole nordique (nommez cela comme vous voulez) véhicule efficacement émotions, sentiments. Le Québécois utilise instinctivement le joual quand il veut exprimer de grandes colères, de fortes surprises, de grands bonheurs, on le sait bien ».
Aneta Tryk
................................................DÉDICACE DE LA RÉUNION..............................................
Je vous
salue tout d'abord. Je remercie Jean-Paul ensuite. Je suis fière de l'honneur
que vous me faites. Je
ferai de mon mieux. Vous me
donnez confiance en moi. Je suis heureuse de pouvoir représenter mon île.
C’ est à vous qu'il appartiendra de choisir, de
juger ensuite. J'espère que vous aurez l'opportunité de venir au moins une fois
ici.
Je
tenais à vous faire cette dédicace car elle est logique pour moi, au moment de
la réalisation de ce journal.
Fermez les yeux quelques secondes et
imagine-vous ici! Ce n'est pas le paradis mais c'est une île qui vaut son
pesant d'or.
C'est une île qui a son caractère propre, unique
et c'est cela l'essenciel à comprendre!
lu et approuvé.
Marie Elodie
P.S.
Je vous envoie tous mes respects. C'est sincère. Un peu de chaleur
tropicale aussi de l'Ile de la
INVITATION
AU VOYAGE
Loisirs,
musées et culture à la Réunion
L’Ile de la Réunion regorge de musées et d’en-droits divers qui retracent
son histoire, témoignent de sa culture, et… n’attendent que vous !
A la
Le musée
"Farfar listoir damoun Leo" est un écomusée sur le peuplement des
Hauts. Premier documen-taire en créole, sous-titré en métropolitain, sur les
marrons et l'histoire du peuple Réu-nionnais. Ce montage nous montre une autre
version de l'histoire en nous parlant des massacres du Tapcal. Deuxiè-me film
sur le peuplement des Hauts, évocation aussi des mythes et symboles qui ont
construit l'imaginaires créole.
Meme si
on ne peut plus manger de tangues (le
tangue étant l'appelation créole du hérisson) on peut encore en voir dans une
grande salle amenagée au musée de la Brocante où sont exposés des manequins à taille humaine, des trompettes, des
phonogra-phes, des objets insolites ra-massés ou fabriqués par le maître des lieux.
A Saint Denis il y a le musée Léon Dierx.
Léon Dierx (1838-1912) fut poète et peintre à ses heures. Cet ancien évêché,
abrite une exeption-nelle collection d'art moderne essentiellement axée sur la
peinture du XXeme siècle, fruit de la donation Antoine Vaillard, natif de
l'île, collectionneur et marchand d'art.
A
A
Saint-Phillipe, au bon Roi Louis, un petit musée privé a été aménagé
dans une ancienne case du milieu du XIX siècle. On y retrace l'histoire de
Saint-Phillipe. Le premier colon s'y installa en 1735.
Marie Elodie