VOILA

Collège Universitaire de Formation des Professeurs de Français de Varsovie

 

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ÉDITORIAL

 

La voix de Voilà vous manquait  ? Et bien la revoilà ! Certes elle s’est faite attendre mais il fallait lui laisser ce long hiver d’hibernation pour pouvoir renaître au moment d’un si beau printemps. Prenons les choses du bon côté en se disant que commencer quelque chose au moment où tout se finit  c’est  une manière de se dire que rien ne finit jamais vraiment… En tout cas nous espérons que pour chacun d’entre vous cette fin d’année apportera tout ce qu’il faut de bonheur et de satisfactions. Bon courage à vous tous en cette période d’examens.

Et bonne lecture !

 

 

SOMMAIRE

 

Expression libre

Que faire pour que le stress ne nous  dévore pas ?

Le temps des incertitudes

Culture

Le cinéma polonais : pas d’espoir ?

Amélie nothomb.

Poisson d’avril.

Sciences

Le cerveau, une énigme élucidée?

Fatoush.

bat

Quelques mots de l’union européenne.

Enquête

Projets d’avenir.

Sports et loisirs

La force des spectacles sportifs

 

____Dossier____ f r a n c o p h o n i e___________

 

Le français dans le monde.

Aspects institutionnels.

La francophonie aux yeux des Français.

Les connaissances de lycéens polonais sur la culture et la civilisation franco-phone

La francophonie dans les manuels de fle.

Une région francophone : le Québec

Au royaume des neiges d’antan.

Les particularités linguistiques au québec : le joual.

Dédicace de la Réunion

 

Voilà – Journal composé par les étudiants du Collège de Formation des Maîtres de Français (N.K.J.F.) de Varsovie

adresse postale : al. Niepodległości 22 – 02-653 WARSZAWA

tel : (022) 845-20-53, 845-11-13, fax : 845-07-19


 

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_____________________________________________EXPRESSION LIBRE

 

 

……………………………………..PETITS CONSEILS…………………………………….

 

QUE FAIRE POUR QUE LE STRESS NE NOUS  DÉVORE PAS ?

 


Le mois de mai est un des plus difficiles de l’année pour la plupart des étudiants. Les examens à passer, les dossiers à fournir, les mémoires à préparer, le travail sous la pression du temps, dans l’urgence et la contrainte, tout cela  sans exception nous empêche  de dormir.

Nous connaissons  cette situation par coeur. Il ne nous manque pas de motivation et de courage pour faire face a toutes les taches mais la mobilisation tant désirée ne vient pas même si le temps passe à une vitesse incroyable.

Mai est un mois de travail, le plus intense, d’accumulation des tensions, des crises de panique, de la petite décharge d’adrénaline. Ce mois est synonyme d’effort aussi bien pour les étudiants que pour les professeurs. Le stress n’épargne personne dans ces moments difficiles quand on n’a pas le temps de souffler. Le stress naît d’un déséquilibre entre les exigences d’une situation et le temps pour y répondre. 

A l’Université au moment de passer un examen, tout simplement parce que la vie est pleine d’incertitudes, chacun, à des degrés divers, peut se faire du souci. Prenons comme exemple l’examen de la connaissance pratique de la langue française. Cette contrainte  peut sembler insupportable pour un individu et déclencher en lui une forte réaction  de stress ou être au contraire sans effet chez un autre.

Les symptômes du stress sont nombreux mais aussi individuels chez chaque étudiant.. Nous sommes irritables, plus agressifs que d’habitude et anxieux sans raison  Nous n’arrivons pas à bien dormir ; nous nous réveillons plus tôt que la normale ou bien dans le cas de l’effort extrême nous ne dormons pas du tout. Nous avons souvent l’impression que les taches à faire nous dépassent et nous n’arrivons plus à travailler avec efficacité. Soudain sans raison nous avons une grande envie de manger (surtout nos propres ongles), nous avons mal à la tête, les mains tremblants, nous nous sentons fatigués et embarrassés. Nous avons des problèmes avec la concentration et souvent nous avons des trous de mémoire (surtout pendant l’examen).

Mes camarades de première année veulent réussir à tous les examens ; moi et mes amis en troisième veulent terminer nos études au Collège et réaliser nos nouveau projets l’année prochaine. Cette préoccupation simple peut devenir un vrai cauchemar mais ne le doit pas. Les examens, il ne faut pas les banaliser mais  juste essayer  de garder un grand calme et du sang froid. Comment faire pour  ne pas craquer et soulager les effets du stress ?

« Etudier à la sueur  de son front » c’est une sorte de mariage impossible. Pourtant il faut bien essayer de rendre notre apprentissage plus agréable. Quels sont les remèdes ? On peut travailler en écoutant une bonne musique classique, en avalant de grands morceaux de chocolat  ou de grandes portions de glaces (les examens sont une bonne occasion de se gâter). Il est recom- mandé de travailler systématiquement mais de se faire de petites pauses pour sortir au cinéma ou en promenade. Pour gagner de nouvelles forces et rester en forme il ne faut pas oublier de faire du sport régulière-ment. Mais avant tout  il faut cultiver le sens de l’humour qui est un bon remède pour toutes les douleurs du monde.  Croyez-moi   Chers amis !!!!!!!!! Gardez un grand calme et les nerfs solides et tout ira bien 

Edyta Budzik

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………………………..….…………….A MÉDITER…………………………………………….


 

LE TEMPS DES INCERTITUDES

 


Que se passe t-il ? Comment comprendre ce début de millénaire plein de tumulte, de rumeurs de guerres et d'incertitudes en tout genre ? 

Oui, il est incontestable que la peur du lendemain accompagne l'être humain depuis toujours, et l'incertitude n'est pas un phénomène nouveau. Mais nous sommes les témoins d’un véritable changement, non seulement celui des attitudes humaines, mais aussi celui de leurs espoirs et attentes. Tout est différent : les repères familiaux, sociaux, moraux, économiques, politiques et internationaux. Les gens semblent déboussolés. On n'est plus sûr de rien, ni de la santé, ni du travail, ni du bonheur conjugal, ni de la tranquillité de l'espace public, ni même de la couleur de nos plages. Tout cela donne l’impression de vivre dans un autre monde ou même sur une autre planète... autre que celle d’ hier...

Que veulent donc vraiment les gens d’aujourd’hui, si j’ose ainsi généraliser? Réussir leur vie de famille d'abord, leur vie de couple ensuite, leur carrière enfin. Quant aux liens relationnels, nous y observons un certain refus.  La famille n’a pas gardé son sens, même si elle représente toujours une valeur-refuge des nouvelles générations. En effet, nous voyons que les personnes âgées se décident de plus en plus souvent à divorcer, et même si le rêve de vieillir ensemble reste très fort, ce phénomène du divorces des seniors surgit comme une véritable explosion.

Dans leur vie professionnelle, les gens ont appris à compter davantage sur eux-mêmes, à moins se méfier des changements de carrière, tout cela car les temps sont durs sur le marché du travail. Le chômage règne... et  heureux sont ceux qui ont les nerfs solides, une confiance inébranlable en leur bonne étoile. « Avant, la dépression était liée aux contraintes, aujourd'hui, elle naît de l'incertitude, de ne pas savoir de quoi demain sera fait. »

Changements, encore, dans les gestes les plus simples de notre vie quotidienne : nous avons dû mémoriser le code qui protège l'entrée de notre immeuble, nous résigner à équiper les voitures de systèmes antivol coûteux et perfectionnés : c'est rassurant, mais cela nous rappelle sans cesse qu'il peut y avoir danger.

Pourquoi les gens tombent-ils dans la déprime ? Pourquoi l'avenir cesse d'être une valeur positive ?

En cherchant des réponses au sens de l'existence, les gens se tournent vers la religion, et même si le pourcentage de personnes qui se disent pratiquantes tombe, on assiste à une forte remontée du sentiment religieux. La spiritualité a pris le relais de la religion : on se sert au « salad-bar » des croyances omniprésentes et omniscientes. Les expressions "projets de vie" et "quête de sens" reviennent souvent dans les discours de tous les jours, comme si la quête de soi remplaçait petit à petit l'aspiration à la réussite sociale.

Pour réussir sa vie, il faut désormais se prendre en main. «Dans ce monde chaotique, comptons d'abord sur nous-mêmes», affirment les maîtres du mouvement du potentiel humain. Et, pour cela, il faut du courage. Il faut «muscler son âme», selon le philosophe Michel Lacroix, «Tous les best-sellers de la philosophie du bien-être vous exhortent à avoir le courage d'être vous-même, à oser exprimer votre opinion, à oser dire non, à avoir le courage de changer de métier, à poser des limites aux enfants. Il y a une vigueur nouvelle du courage.» Il y a vingt ans, une enquête sur l'échelle des valeurs des Européens plaçait le courage en vingt-neuvième position. Michel Lacroix affirme que, dans les collèges et les lycées, cette vertu est aujourd'hui au premier rang dans la hiérarchie des valeurs.

Au fond, ils suivent à la lettre le fabuleux conseil d'Amélie Poulain : il faut savourer les petits riens de la vie quotidienne.

 

Marta Dziewanska

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_________________________________________________________CULTURE

 

…..…..…………….………………..……….CINÉMA…………………………………………….

 

LE CINÉMA POLONAIS : PAS D’ESPOIR ?

 


L’âge d’or du cinéma polonais, autrefois dynamique et apprécié par la critique mondiale, semble révolu.

 Les meilleurs films des années d’après-guerre étaient engagés, politiques. La production actuelle n’est que la réplique de ce qu’elle était il y a quinze ans encore, et on ne voit guère de longs métrages polonais dans les festivals internationaux. Pourtant, depuis un certain temps, une nouvelle vague de réalisateurs et de producteurs arrive pour sauver le cinéma polonais et résister à l’invasion américaine.

Pendant plusieurs décennies, le cinéma polonais a été influencé par les autorités communistes. Le cinéma était totalement controlé et financé par l’Etat qui laissait  s’exprimer des idées libertaires impensables ailleurs. Sans l’aide des dirigeants communistes, il n’y aurait pas de Wajda, de Has, de Kawalerowicz, de Kielowski. L’Etat finançait le cinéma à des fins idéologiques. A cette époque tourner un film provoquait une avalanche d’obstacles politiques. Tout se faisait dans des sociétés dirigées par de grands noms du cinéma tels que Wajda, Zanussi, Hoffman. Ces sociétés étaient chargées de redistribuer l’argent des caisses publiques mais aussi de veiller à la qualité artistique des oeuvres. Pour réaliser un long métrage, il fallait que le scénario soit accepté par diverses commissions, dont celle de la censure. Pour tourner sans difficultés il fallait avoir un nom reconnu par les politiques.

Avec le passage à l’économie de marché, ce système quoique très confortable pour les artistes, est devenu parfaitement inadapté à la nouvelle réalité. Il a fallu changer le mécanisme de financement du cinéma. Le cinéma est devenu une branche économique comme les autres, privilégiée mais un peu oubliée au profit d’autres secteurs. Pendant plusieurs années, ce nouveau système a fonctionné plutôt bien. L’Etat cofinançait des productions payées en grande partie par la télévision publique. Pourtant les productions polonaises continuaient à ne pas se montrer rentables, d’autant que le public se tournait plutôt vers le cinéma américain. Andrzej Wajda, figure emblématique du cinéma polonais, a tourné deux ou trois films qui ont fait un flop. Quant aux jeunes, ils se sont rapidement aperçus que la publicité et la télévision payaient bien mieux que le cinéma. Quelques cinéastes se sont empressés de lancer la mode d’un cinéma d’action à l’américaine, répondant à la demande d’un public en attente de James Bond et de Rocky. La seconde moitié des années 90 a vu l’apparition d’un nouveau genre de cinéma, rappelant l’ancien temps et les productions monumentales telles que les adaptations littéraires Les Croisés d’Aleksander Ford ou le Pharaon de Jerzy Kawalerowicz. Les cinéastes polonais ont commencé alors à tourner ce type de film. Ainsi, ont été créés des films tels que Par le fer et par le feu – adaptation du roman d’Henryk Sienkiewicz, tournée par Jerzy Hoffman – Pan Tadeusz – poème en alexandrins du grand romantique Adam Mickiewicz tourné par Wajda – Quo Vadis  de nouveau Sienkiewicz cette fois filmé par Kawalerowicz – Zemsta  pièce d’Aleksander Fredro adaptée par Wajda.

Ces lectures scolaires obligatoires mises en image ont suscité un enthousiasme surprenant de la part du public. Pourtant cet enthousiasme n’a pas duré longtemps. Les Polonais ne vont plus au cinéma par pur patriotisme – le billet d’entrée est bien trop cher. De plus, la plupart de ces super- productions laissent beaucoup à désirer en termes de qualité. Après quelques flops spectaculaires les réalisateurs se sont aperçus que l’avenir du cinéma polonais n’était pas assuré. Le marasme économique a pointé le bout de son nez. La télévision publique qui investissait environ 20 millions de zlotys par an et les chaînes privées ont du faire face  à la plus grave crise financière depuis 1989. Le cinéma polonais s’est donc retrouvé sans moyens financiers, avec des dettes. Aujourd’hui la situation n’est guère plus brillante. Les nouvelles structures de financement du cinéma doivent être créées. Il faut rompre définitivement avec le systèm passé et il faut aussi faire une publicité aux jeunes dites de la génération 2000. Les jeunes cinéastes tels que Iwona Siekierzyńska, Sławomir Fabicki, Grzegorz Pacek, Małgorzata Szumowska dont les films raflent des prix et gardent leur optimisme malgré les difficultés.

                                     Dominika Markiewicz

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.………………………….….……………LITTÉRATURE………………………………………

 

AMÉLIE NOTHOMB

La vie d’un auteur


 

C'est en 1967 à Kobe (Japon) qu'Amélie Nothomb voit le jour. Elle est le troisième enfant d'un ambassadeur belge et petite-nièce de l'homme politique Charles-Ferdinand Nothomb. Amélie est la descendante d'une illustre famille bruxelloise qui aurait apporté autrefois la province de Luxembourg au royaume de Belgique. Cependant, cette enfant est différente des autres.

Elle semble aveugle, sourde, muette, insensible, uniquement destinée à accomplir sa fonction tubulaire ; au commencement il n'y avait rien. Et ce rien n'était ni vide ni vague, il n'appelait rien d'autre que lui-même. Pour rien au monde il n'a créé quoi que ce fût. Le rien faisait mieux que lui convenir : il le comblait. Deux années s'écoulèrent avant que l'enfant ne prenne conscience de son intrusion dans le monde : sa première désillusion !

Heureusement, sa grand-mère arrive à sa rescousse et lui fourre une barre de chocolat blanc dans la bouche. Amélie comprend alors le but de l'existence : le plaisir ! La fillette se constitue dès lors un univers partagé entre une beauté machiavélique (incarnée par une cruelle mais belle gouvernante), et  une laideur aimante (inspirée par sa douce et dévouée nourrice). Elle découvre des êtres indispensables (sa sœur Juliette) ou totalement inutiles (les garçons !).

Dans ce Japon aux multiples saveurs, qui sera le décor des trois premières années de sa vie, Amélie découvre l'imperfection du monde au travers des trois carpes qu'elle doit nourrir quotidiennement. C'est dans la gueule des monstres que l'enfant se précipitera à l'annonce de la mutation de son père en Chine, esquissant sa pre-mière et dernière tentative de suici-de.

Arrivée en Chine, la famille Nothomb s'installe dans le quartier européen de Pékin. Amélie découvre un pays détruit par les "ventilateurs" (les communistes). Les autres enfants du ghetto ont eux aussi quitté leur jardin natal. Ils expriment leur révolte par la reconstitution, à leur manière, du conflit mondial de 1939-45. Aucun journal, aucune agence de presse, aucune historiographie n'a jamais mentionné la guerre mondiale du ghetto de San Lin Tun, qui dura de 1972 à 1975. C'est à la faveur de cette barbarie que j'ai compris une vérité immense : grâce à l'ennemi, ce sinistre accident qu'est la vie devient une épopée. J'ai vécu l'héroïsme, la gloire, la traîtrise, l'amour, l'indifférence, la souffrance, l'humiliation. C'était en Chine, j'avais sept ans”.

La famille Nothomb continue par la suite ses tribulations à travers le monde : à New York, au Bangladesh, en Birmanie et au Laos. De cette vie mondaine, Amélie garde le souvenir d'une terrible solitude. Nous savons de manière ouverte peu de choses sur l'adolescence d'Amélie. Pourtant il suffit d'écouter ses personnages pour appréhender les séquelles qu’a laissé cette période sur son existence.

En 1984, Amélie Nothomb se rend en Belgique pour suivre des études de philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles. On ressent l'influence de cet enseignement gréco-romain dans le vocabulaire qu'elle utilise et particulièrement dans l'un de ses romans consacré à Pompéi Péplum. Cette période sera caractérisée par une incompréhension et un rejet total de son entourage.

Dans les années 90, Amélie retourne au Japon et devient record mondial de "descension" du mont Fuji : 3776 mètres dévalés en quarante minutes ! Elle entre au service d'une multinationale japonaise en qualité de stagiaire. Au quarante-huitième étage de la tour Yumimoto, société au fonctionnement pyramidal, la jeune fille motivée essuie les pires humiliations et se voit reléguée au rang de dame-pipi.

Du haut de ce sanctuaire hygiénique, propice à la méditation, germera le récit de Stupeur et Tremblements, une peinture cinglante de la société nippone, aux antipodes du mode de vie et de pensée occidentale. Un an plus tard, elle publiera son premier roman, Hygiène de l'assassin. Amélie écrit depuis l'âge de dix-sept ans et se définit comme une graphomane malade de l'écriture. Le pouvoir des mots canalise l'ennemi qui est en elle, particulièrement énorme : « Ce n'est pas pour rien que tous mes personnages sont obèses ! »

A trente-quatre ans, elle déclare avoir écrit trente-sept romans dont vingt qu'elle conserve rangés dans un carton les estimant trop personnels. Elle écrit tous les matins de quatre à huit heures après absorption d'un demi-litre de thé très fort. Elle vit actuellement à Bruxelles en compagnie de sa sœur et participe a de nombreux salons afin de rencontrer ses lecteurs.

 

LA CRÉATION ARTISTIQUE D’AMÉLIE NOTHOMB

 

Amélie Nothomb a écrit pendant six années sans même penser à être publiée. Jusqu’à 23 ans, elle ne pensait qu’à être interprète japonaise. Ce qui n’a pas fonctionné et l’a poussée à finalement vouloir être publiée. Elle a été reconnue très jeune et à l’âge de 24 ans elle a été considérée comme un génie de la littérature francophone. Amélie adore les tentatives de duperie, mensonges par omission et révélations inattendues. Ses romans se lisent d’une traite, d’une part parce que ce genre de roman n’est pas très long et d’autre part parce que c’est très dur de s’arrêter en pleine conversation. Les thèmes de ses romans sont toujours très originaux.

Parmi les thèmes préférés d’ Amélie Nothomb on trouve : la Vérité, l’Amour, La Beauté. Les Vérités sont celles qu’il vaut mieux taire, l’Amour tourne vite à la folie pathologique et quant à la Beauté, elle est la Beauté pure et parfaite d’un être humain. Elle semble aussi se demander quelle est la raison  qui pousse les gens à agir ainsi.

Amélie se met souvent elle-même en scène, de manière plus ou moins autobiographique. On retrouve notamment de nombreuses références au Japon et à la Chine dans  Attentat ou Stupeur et tremblements . Dans Péplum elle crée une héroïne qui est une écrivaine dont les initiales sont A.N et dont les livres sont situés à la Bibliothèque Nationale de France entre*** et ***. Enfin Le sabotage amoureux et Stupeur et tremblements sont deux romans autobiographi-ques.

Le plan de leurs histoires est classique. Dans une vie tranquille et bien réglée arrive un intrus. Cet intrus apporte la vérité qui se cache derrière les faux-semblants. La vérité, c’est ce qui est caché. L’intrus connaît généralement la vérité, et il va essayer de la faire ressortir au grand jour et de la faire accepter par ceux qu’elle concerne. Le personnage principal peut être indifférem-ment l’intrus ou le personnage tranquille et la personne concernée par la vérité.

Amélie Nothomb est une spécialiste en mauvaise foi. Son arme terrible est le dialogue. On peut trouver dans ses livres deux types de récit : des romans écrits sous forme classique (un narrateur qui vous raconte son histoire) ou, et ce sont les meilleurs, ceux qui ne sont qu’un long, grand dialogue d’un bout à l’autre du livre. Les protagonistes vont jusqu’au bout de leur mauvaise foi. Passant de leur avis à celui de l’adversaire. Donnant les arguments contre eux-mêmes, pour eux-mêmes, pour tenter de déstabiliser l’adversaire.

Les expériences de voyages de l’auteur l’impressionnent et lui donnent ce cynisme et cette dureté que l’on retrouve dans ses livres.

Le caractère et le style de ses romans expliquent un peu ces deux citations aux lecteurs.

«  Si vous êtes sensible, chaste te pur, ne lisez pas. Ou alors prenez un bon siège. »

« Les livres d’Amélie utilisent souvent un vocabulaire assez fourni. Ne vous inquiétez pas si vous ne comprenez pas tous les mots. Profitez –en pour enrichir votre vocabulaire. (Mais évitez de lire avec un dictionnaire a la main, ce n’est pas marrant, je peux en parler par expérience).

Elle est un écrivain excentrique qui est devenue immédiatement un symbole littéraire. Ses romans se succèdent et elle devient rapidement un auteur à la mode. En 1992 Alain Michel lui a valu les prix René Fallet et Alain Fournier. L’année suivante elle a obtenu trois autres prix pour Le sabotage amoureux. En 1999 elle a été définitivement consacrée, alors que Stupeurs et tremblements  a été couronné du Grand Prix du roman de  l’Académie Française. Ses romans ont été depuis traduits en 23 langues.

Edyta Budzik

Anna Jabłońska

Dorota Synoradzka

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…………………………………………….TRADITIONS………………………………………...

 


 
POISSON D’AVRIL

Le 1er avril à travers le temps et l'espace…


En France jusqu'en 1564 l'année commençait le 1er avril. Mais, cette année-là, le roi Charles IX décida de modifier le calendrier. L'année commencerait désormais le 1er janvier. Le 1er janvier 1565 tout le monde se souhaita "bonne année", se fit des cadeaux, se donna des étrennes, tout comme à un début d'année. Seulement quand arriva le 1er avril, quelques petits farceurs eurent l'idée de se faire encore des cadeaux, puisque c'était à cette date qu' on s'en faisait auparavant. Mais, comme c'étaient des farceurs et que ce n'était plus le "vrai" début de l'année, les cadeaux furent de faux cadeaux, des cadeaux "pour de rire", sans valeur. À partir de ce jour-là raconte-t-on, chaque année au 1er avril tout le monde, grands et petits, prit l'habitude de se faire des blagues et des farces. Comme à cette période de l'année, au début du mois d'avril, en France la pêche est interdite, car c'est la période de frai des poissons (la période de reproduction), certains avaient eu comme idée de faire des farces aux pêcheurs en jetant des harengs dans la rivière. En faisant cela on suppose qu’ils devaient s'écrier: "Poisson d'avril!" et la coutume du "poisson d'avril" est restée.
      Aujourd'hui on ne met plus de harengs dans l'eau douce, mais on accroche, le plus discrètement possible, de petits poissons en papier dans le dos des personnes qui se promènent parfois toute la journée avec ce "poisson d'avril" qui fait bien rire les autres.
Certains racontent que le "poisson d'avril" serait devenu "poisson" parce qu'au début du mois d'Avril la lune sort du signe zodiacal des Poissons. Personnellement je préfère la première version, pas vous? –

Magda Pyrak

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_________________________________________________________________SCIENCES

 

….….………………………………NEUROPSYCHOLOGIE…………………………………….

LE CERVEAU, UNE ÉNIGME ELUCIDÉE

Comment améliorer la mémoire? 

 


Le cerveau qui reste peu connu jusqu’à présent est un organe qui fascine et incite de nombreux scientifiques à mener des recherches. Est-ce seulement la fascination ou plutôt la demande de la société qui nous force à devenir de plus en plus performant ?

Nous savons depuis long- temps qu’un régime approprié peut rendre notre cerveau plus performant en améliorant la mémoire. Dans le dossier spé- cial paru dans Newsweek (numéro11/2003) nous retrou- vons toute une liste de produits qui stimulent le fonctionne- ment du cerveau. Parmi ces aliments se trouvent surtout ceux riches en vitamines (e et b) comme la salade, l’huile d’olive, le paprika, les tomates. On nous conseille aussi de pra- tiquer la « neurobic », c’est-à-dire une activité physique qui a pour fin et résultat d’améliorer la vitesse d’envoi des impul- sions nerveuses entre les neu- rones. Toute activité physique provoque la sécrétion des albu- mines, appelées neurotrophi-nes, qui facilitent le passage de l’information dans le cerveau. On peut également entraîner cet organe avec des exercices mentaux, par exemple en imaginant le nombre le plus élevé de solutions possibles à un problème pendant deux minutes, ou en pratiquant des jeux d’ associations (on choisit deux noms dont la significa-tion est éloignée et on essaie de les mettre ensemble avec un verbe). Il existe toute une liste d’exercices qui facilitent la mémorisation que vous pouvez retrouver à la bibliothèque du Collège.

Il est donc possible d’amé- liorer notre mémoire et cela est possible à tout âge. Cependant, comme vous le savez, la mémoire est un des facteurs constituant de l’intelligence.

 

L’INTELLIGENCE, UNE NOTION DÉMODÉE ?

 

L’intelligence, qui est dé-finie comme la faculté de résolution de problèmes, est une des notions les plus controversées. D’abord, est-elle mesurable avec les tests de l’intelligence? Et que mesu-rent-ils en réalité? Selon Jacques Lautrey, l’auteur de l’article intitulé « Intelligence une ou multiple » (Science et vie junior, n 116, mai 2001) dans les tests d’intelligence deux formes d’intelligence sont très fréquemment éva- luées : l’intelligence fluide (ou logico-mathématique) et l’intel -ligence cristallisée (ou verbale). Et pourtant il y a plusieures intelligences. Est-ce qu’un élève de l’école primaire aura la même forme d’intel-ligence qu’un habitant d’une tribu en Afrique? Vous retrou- verez les réponses à ces ques -tions dans le dossier.

 

ENFANTS-GÉNIES?

 

Il y a plusieurs exemples d’enfants qui réalisaient de grandes performances au plus jeune âge. A titre d’exemple on peut citer le cas de Delphine Berbigier à qui sa mère a appris à lire à l’âge de deux ans et qui à 14 ans a passé son bac. Un autre exemple : Arthur Ramiadrisoa qui passe son bac à l’âge de 11 ans et rentre à l’université à l’âge de 12 ans. Mais ces enfants n’ont-ils pas perdu leur enfance? (Toutefois je vou-drais attirer votre attention sur la grande souplesse du système scolaire français. Ces exploits, seraient-ils possibles à réaliser en Pologne ?).

Ces questions sont rhé-toriques mais conduisent à une réflexion sur ce qui est le plus important : la gloire? la perfor-mance ? ou autre chose? Peut-être que l’ère de la fascination par l’intelligence qui caracté-risait la fin du XXe siècle est passée. Preuve en est la décou-verte de ce qu’on appelle l’intelligence émotionnelle. Que nous apportera le XXIe siècle? Nous n’avons qu’à observer.

        Anna Warząchowska

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____________________________________________________SPORTS ET LOISIRS

 

............................................................................SPORT………………………………………

 

LA FORCE DES SPECTACLES SPORTIFS

 


Le sport est un espace où le mérite est reconnu, car le meilleur gagne le plus souvent, mais en même temps chacun y a sa chance.

 Les héros sportifs sont ceux qui représentent les vertus telles que le courage, le travail, le talent, le fair-play, l’obstination face à l’adversité : les blessures, l’injustice, la malchance, l’âge ou encore la diformité. La compétition fascine et excite les émotions de telle façon que nous nous sentons solidaires des sportifs. Ces derniers jouent le rôle d’am-bassadeurs du genre humain en hauteur, en distance, en vitesse. Ils battent les records, dé-passent les frontières de nos possibilités et nos rêves. On pourrait dire qu’ils ont un peu le même statut que des explorateurs aux siècles derniers.

Pourquoi le spectacle sportif nous touche-t-il à ce point? « Tout simplement, répond Patrick Mignon, sociologne et chercheur à l’Insep, parce que le sport n’est justement pas un spectacle. C’est un drame! Son pouvoir vient de ce que rien n’y est joué à l’avance.”* En plus, les victoires trop faciles ne déchaînent pas l’enthousiasme du public. Il faut que la souffrance soit accompagnée par une dramaturgie. Il faut qu’un sport raconte toujours une histoire pour entraîner notre adhésion. C’est pourquoi certains sportifs, prêts à tous les efforts pour gagner nous restent souvent inconnus.

Un pour tous et tous pour un ! Le sport est un art de vivre ensemble. L’équipe qui a gagné est celle qui n’avait pas de vedette, ou celle où tout le travail de l’entraîneur a consisté a prôner la valeur du collectif. « Ce n’est pas seulement par sa victoire que l’équipe de France nous a fait rêver, écrit Mignon, mais par sa vie en commun(...) ». Par exemple la FFA ( Fédération française d’athlétisme) organise plusieurs fois par an des regroupements pendant lesquels les différents athlètes français, éparpillés en métropole et dans les départements et les territoires d’outre mer, ont l’occasion de se rencontrer (en dehors de leurs entraînements respectifs). Cette façon de tisser des liens et de créer un climat familial pourrait être suivie dans d’autres pays, notamment en Pologne.


 

* Patrick Mignon , La Passion du football  éd. Odile Jacob

 

Marta Broniatowska

 

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…...…………………………………..………CUISINE………………………………...….………


FATOUSH 

Salade palestinienne

Ingrédients :

400 gr. de    tomates
200 gr. de concombres
150 gr. de radis
une laitue
50 cl. de jus de citron
50 cl. d’huile d’olive
30 cl. de vinaigre
75 gr. de pain arabe

Sel et poivre

Préparation :
- Découper les tomates en morceaux de 25 gr.(ils peuvent avoir plusieurs formes).
- Couper les concombres et les radis en rondelles.
- Couper la laitue en morceaux.
- Mélanger le jus de deux citrons avec de l’huile, du vinaigre, du sel et du poivre.
- Réchauffer le pain pour qu’il soit craquant.
- Mélanger le tout sans le pain qui doit être mis avant (la présentation)  de servir ce plat.
  Et « SAHTEYN ! »  (bon appétit !)

 

 Jean-Paul Kaï

 

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____________________________________________________________DÉBAT

 

………………………………………………EUROPE…………………………………………….

 

QUELQUES MOTS DE L’UNION EUROPÉENNE

L’Union Européenne :  belles illusions ou  réelles ouvertures ?


Actuellement l’Union Européenne est une communauté de 15 pays constituée par l’Autriche, la Belgique, le  Danemark, la Finlande, la France, la Grèce, l’Espagne, les Pays Bas, l’Irlande, le Luxembourg, l’Allemagne, le Portugal, la Suisse, la Grande Bretagne et l’Italie. Son histoire a commencé au début des années 1950 quand les gou-vernements de six pays (la Belgique, la France, les Pays Bas, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Italie) ont décidé de réunir leurs forces et de reconstruire ensemble l’Europe détruite après la guerre.

Au commencement L’Union Européenne n’était que la Communauté Européenne qui considérait comme son but principal le succès économique. Puis le développement et les effets économiques ont influencé la décision d’élargissement de l’Union Européenne.

Le changement important est venu en 1993 avec le traité de Maastricht.  A ce moment-là les pays de la Communauté Européenne ont entrepris la collaboration dans le domaine de la politique étrangère, de la sécurité et des affaires étrangères ainsi que l’introduction d’un système monétaire et d’une administration communs.

Prochainement l’Union Européenne comptera 450 millions  de citoyens et 25 pays membres. La Pologne tirera également profit de sa participation dans l’Union Européenne. Grâce a l’adhésion à l’Union Européenne, la Pologne pourrait renforcer les réformes politiques et économiques introduites en 1989, améliorer sa position géopolitique sur la scène internationale et assurer sa sécurité. L’Union Européenne créerait de nouvelles possibilités  dans les relations et la colla-boration avec nos voisins de l’Est.

Le principe de l’Union Européenne est d’apporter un soutien aux pays les moins développés afin d’éliminer les différences économiques et sociales. La Pologne espère obtenir du budget communautaire des moyens financiers destinés à aider les régions sous-développées, touchées par un taux de chômage élevé.

A part tous les profits économiques, l’intégration à l’Union Européenne signifie l’ouverture des marchés commerciaux, la libre circulation des produits, des services et du capital. On suppose que cette appartenance entraînera de nouveaux investissements et créera de  nombreux postes de travail.

L’euro est déjà devenu la monnaie européenne commune ce qui facilite énormément les opérations et les affaires financières internationales. Probablement la Pologne introduira la nouvelle monnaie dans les années 2006 et 2007 ce qui pourrait stabiliser la monnaie et maintenir l’inflation à un bas niveau.

Les agriculteurs peuvent aussi compter sur des améliorations : la stabilisation des prix des produits agricoles, la modernisation des exploitations et la réparation des routes locales.

L’intégration européenne changera la vie des nouveaux membres éliminant les clichés et les préjugés négatifs sur la Pologne et les Polonais. A part cela les Polonais pourront librement traverser les frontières, s’installer à l’étranger, entreprendre un travail correspon-dant au métier appris grâce à la validation des diplômes par les pays de l’Union Européenne.

L’Union Européenne nous promet aussi l’introduction de nouveaux principes dans la protection de l’environnement naturel.

L’avenir de la Pologne dans l’Union Européenne paraît toute rose. S’agit-il seulement de promesses vides ? Quel avenir nous attend dans la nouvelle réalité européenne ? La Communauté Européenne nous apportera t-elle des ouvertures ou des ennuis ? On ne connaîtra jamais la réponse à toutes ces questions sans avoir risqué de voter:  ‘Oui, je suis européen/ne.’

                                                    Edyta Budzik

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__________________________________________________________________ENQUÊTE

 

PROJETS D’AVENIR


 

Que font les étudiants du Collège après l’avoir terminé ? On se pose souvent cette question mais la réponse n’est pas évidente.

C’est pour cela que j’ai réalisé un sondage sur les projets d’avenir des étudiants de troisième année. La plupart d’entre eux, malheureusement pas tous, m’ont présenté de façon anonyme ce qu’ils veulent faire après les études au Collège et pourquoi. Mon enquête peut être un tout petit peu imprécise car il y a des personnes qui ne voulaient pas se prononcer sur ce sujet, notamment celles qui m’ont dit ce qu’elles veulent faire mais qui n’ont pas répondu pourquoi. Il faut aussi dire que cette question est l’une des questions les plus difficiles. Presque tout le monde me disait : « oh la la… je ne sais pas, j’ai tant d’idées ».

Leurs projets changent d’un jour à l’autre mais une chose est évidente : jusqu’à 82,5 % veut étudier davantage car les études au Collège ne durent que 3 années et cela ne leur suffit pas. La moitié de mes collègues veut se perfectionner dans le domaine du FLE. 25% voudraient partir en France pour y suivre leur maîtrise. Ils trouvent que les études en France leur permettront de connaître plus surtout la langue mais aussi la culture française. Parmi les arguments les plus fréquents on trouve aussi la durée de ces études. Ce n’est qu’un an tandis qu’en Pologne la maîtrise prend 2 ou 3 ans. Pourtant cette voie est choisie par le même nombre de personnes. Dans ce groupe presque la moitié se déclare pour la linguistique appliquée et l’autre moitié préfère la philologie romaine dans les deux facultés de l’Université de Varsovie.

Il y a bien sûr ceux qui ne savent pas laquelle faculté choisir. Ce groupe souligne la nécessité d’avoir un diplôme de maîtrise pour avoir un travail mais s’intéresse aussi à la profession de traducteur, ce qui est possible après avoir terminé la linguistique appliquée. Quant à ces deux facultés il faut se rendre compte que ce sont des études du week-end, par conséquent payantes et c’est pourquoi la plupart des étudiants qui les choisiront devront travailler.

Cependant il y a ceux qui veulent travailler sans étudier (18,5%). La plupart d’entre eux va chercher un emploi comme  professeur de français mais il y a ceux qui n’excluent pas d’autres possibilités.

Le groupe suivant correspond à ceux qui veulent partir en France pour y étudier une autre faculté dès le début. Il trouvent que le savoir et le savoir-faire acquis au Collège ne suffit pas. Ils veulent commencer à travailler après avoir terminé deux facultés et la langue française ne constitue parfois qu’un moyen pour étudier à l’étranger.

Le dernier groupe se compose de ceux qui veulent étudier dans une autre faculté en Pologne qui peut être liée à ce qu’on a appris au Collège, comme la pédagogie, ou non comme le commerce. Dans le cas de ces étudiants ils ont souvent deux possibilités : recommencer des études depuis le début ou bien continuer en maîtrise. Il y a un grand choix parmi les facultés qui proposent des études après la licence. Cependant étudier dans une autre faculté, cela ne signifie pas en finir avec la profession de professeur de français. Personne ne m’a dit « jamais ». Il y a ceux qui projettent de faire une maîtrise FLE après un certain temps et je peux ajouter qu’une personne souligne qu’on peut apprendre le français autre part qu’en France ou qu’en Pologne.

Comme on voit, la plupart des étudiants a besoin d’étudier davantage. Il faut se rendre compte que trois années d’études ce n’est pas beaucoup aussi bien pour nous que pour nos futurs employeurs qui exigent de plus en plus. Alors on verra sous peu de temps qui va faire quoi. On espère que chacun va réaliser ses projets d’avenir.

 

            Dorota Synoradzka

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______DOSSIER___________________________________

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